ça tourne à la Tour : du 17 avril au 1er juillet 2017

Dès le 17 avril, testez les effets spéciaux sur la tour Eiffel

Vendredi 6 avril 2018

Modifié le : 11/04/18

Venez tester des effets spéciaux en grandeur réelle au premier étage de la tour Eiffel, dès le 17 avril et jusqu’au 1er juillet 2018, dans le cadre de l’animation : « Effets spéciaux : ça tourne à la Tour ! »

Incrustation collective, plongée verticale, et photocall dédié vous projettent dès le 17 avril 2018 dans la peau d’un acteur professionnel. L’espace réservé à l’exposition, situé au premier étage, vous plongera dans l’histoire de la Tour et du 7ème art. Trois expériences interactives vous seront ensuite proposées.

Le premier atelier permet de comprendre le principe d’incrustation collective ou comment mixer le réel et le virtuel. Ici, vous marcherez sur un fond vert puis serez incrusté en direct dans un décor de synthèse. A l’image, vous avancez sur une poutrelle du monument. Vertige assuré !

À la façon du film muet de 1907 de Segundo de Chomón intitulé Les Kiriki, acrobates japonais, la seconde expérience, baptisée « Faites les acrobates ! », vous fait découvrir la technique de la plongée verticale, très utilisée dans les films de superhéros et de science-fiction. Couché au sol, vous jouez avec les images projetées, imaginant mille et un mouvements.  Une caméra installée en hauteur et dont on a modifié l’angle de prise de vue, redresse votre image. Résultat : tel Spiderman, vous défiez la gravité.

Enfin, rendez-vous sur le photocall pour prendre la pose dans un décor de cinéma. Comédien néophyte ou confirmé, vous êtes invité à vous prendre en photo en glissant votre visage dans des cadres dont le design s’inspire d’un clap de tournage. A vous de partager votre meilleur selfie sur les réseaux sociaux grâce au hashtag #çatournealatour.

Pour les gourmand(e)s, un bar est mis à disposition, agencé avec des tables bistrot et des chaises de metteur en scène. Au menu « comme au cinéma » : pop-corn, friandises, glaces, boissons…
Toutes les animations sont issues de l’exposition « Effets spéciaux, crevez l’écran ! » actuellement présentée à la Cité des sciences et de l’industrie.

Cette année, la Tour fait son cinéma

Entre la tour Eiffel et le cinéma, quelle (belle) histoire d’amour !  Une union qui dure depuis 120 ans. À peine dressée dans le ciel parisien, en 1898, elle séduit les frères Lumière et Georges Méliès. Depuis, la flamme ne s’est jamais éteinte. Afin de célébrer les liens indéfectibles qui unissent la Dame de fer à cet art, deux autres temps forts — en plus de l’animation « Effets spéciaux : ça tourne à la Tour ! » — feront vibrer la Tour. En juillet, ce sera ambiance paillettes et tapis rouge sur la terrasse du premier étage. Transats, palmiers, projecteurs, bar à cocktails…, le monument sera « The place to be » l’été prochain. A l’automne, les visiteurs en culottes courtes seront à l’honneur. La Tour présentera un volet ciné-jeunesse, à l’occasion de la sortie sur les écrans en octobre, puis en novembre, de deux films d’animation destinés aux enfants et dans lesquels la Dame de fer est mise à l’honneur.

Plan des animations

La tour Eiffel et le cinéma, une longue histoire

Une vraie enfant star ! La tour Eiffel n’a pas 8 ans, en 1897, lorsque les frères Lumière y installent leur caméra. L’appareil est posé dans l’ascenseur et filme l’ascension à travers la structure métallique du monument, le Palais du Trocadéro, son esplanade et ses jardins. Le film, intitulé « Panorama pendant l’ascension de la tour Eiffel » inaugurait ainsi le premier travelling vertical du cinéma. La carrière de la Dame de fer était lancée.
Au moment même de son inauguration, on parle cinéma à la tour Eiffel : les principaux inventeurs du cinéma se rencontrent lors de l'Exposition universelle. C’est là que Etienne-Jules Marey présente à Thomas Edison les principes de base de son chronophotographe, dont s’inspirera Edison pour inventer le kinetograph et le kinetoscope (respectivement caméra et appareil de visionnage).
Quant à Georges Méliès, autre pionnier, il la montrera dans Images de l'exposition 1900. Depuis, la vénérable Dame n’a cessé d’être source d’inspiration pour de nombreux cinéastes. Elle est d’autant plus liée à l’aventure du cinéma que Gustave Eiffel y participa comme commanditaire de la société créée par Léon Gaumont en 1895.

Action, amour, science-fiction…, la Tour joue avec tous les genres

Tout au long du 20ème siècle, la Tour est filmée dans des œuvres de tous les genres et devient aux yeux du monde le symbole de Paris et de la France.
De Zazie dans le métro à James Bond, de Paris qui dort à Superman, la tour Eiffel brille dans de nombreux films. Elle promène sa longue silhouette dans des dizaines de pellicules où l’action investit ses moindres recoins, de ses machineries souterraines jusqu’à son sommet.

Sa première consécration, la tour Eiffel la doit à Louis Feuillade et son commissaire Juve qui escalade vaillamment le monument à la poursuite de Fantômas, en 1914. En 1923, dans le Paris qui dort de René Clair, elle sauve quelques chanceux des mains du rayon de la mort. Toujours en 1923, dans La Fin du monde, Abel Gance met en scène la destruction de la Terre par une météorite et celle de la tour Eiffel.

Depuis, elle a joué un rôle symbolique dans beaucoup d’apocalypses filmées et fait souvent les frais d’attaques extraterrestres. De La Guerre des mondes (1953) à Mars Attack et Independance Day (1996) en passant par Men in Black (1997) et Armaggeddon (1998), la science-fiction et le fantastique l’adorent. En 2005, elle se transforme en fusée pour À la poursuite de demain de Brad Bird. Elle inspire Tardi et Luc Besson pour les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec en 2009.

Dans les films, elle est souvent l’objet d’ascensions : Alain Pol filme l'ascension de quatre alpinistes dans A l'assaut de la tour Eiffel. Quelques années plus tard, en 1994, une autre ascension restera célèbre dans la mémoire des jeunes cinéphiles : celle de Mimi-Siku, le petit Indien dans la ville, d'Hervé Palud.

Mais pour toujours, c’est l’amour qu’elle préfère. Dans Ninotchka de Lubitsch, en 1939, la glaciale camarade Garbo y découvre Paris, le champagne et la séduction d’un aristocrate latin lover. En 1959, Fred Astair y retrouve Audrey Hepburn et sa Drôle de frimousse. Elle devient pour le monde entier le lieu magique où les amoureux connaissent de délicieux vertiges.
Plus récemment, elle inspire même Bollywood et accueille, en 2016, le tournage de la comédie romantique Befikre, premier film indien entièrement tourné en France, et plus particulièrement à Paris.

Apparition furtive balayée par la caméra ou lieu central de l’intrigue, la Dame de fer compte plus d’une centaine d’apparitions à l’écran dans des films, films d’animations, dessins animés, séries et documentaires. Et cet engouement n’est pas prêt de disparaître.

 

Liste -non exhaustive- de films dans laquelle la tour Eiffel apparaît

  • 1897 - Panorama pendant l’ascension de la Tour Eiffel de Louis Lumière
  • 1897 - Images de L’Exposition 1900 de Georges Méliès
  • 1905 - La Course à la perruque de Georges Hatot
  • 1913 - Fantomas de Louis Feuillade
  • 1923 - Paris qui dort de René Clair
  • 1927 - La Tour de René Clair  
  • 1927 - Mystères de la Tour Eiffel de Julien Duvivier
  • 1930 - La Fin du monde d’Abel Gance
  • 1939 - La Tour Eiffel de Jean Denis
  • 1945 - À l’assaut de la Tour Eiffel d’Alain Pol
  • 1948 - L’Homme de la Tour Eiffel de Burgess Meredith
  • 1952 - Bonjour Paris de Jean Image
  • 1955 - Marguerite de la nuit de Claude Autant-Lara
  • 1956 - Le Chanteur de Mexico de Richard Pottier
  • 1960 - Zazie dans le métro de Louis Malle
  • 1965 - La Grande Course autour du monde de Blacke Edwards
  • 1966 - Un idiot à Paris de S. Korber    
  • 1980 - Les Uns et les Autres de Claude Lelouch
  • 1980 - Superman II de Richard Lester
  • 1982 - Le Ruffian de José Giovanni
  • 1984 - Rive droite – rive gauche de Philippe Labro
  • 1984 - Dangereusement vôtre de John Glen
  • 1998 - Le loup-garou de Paris de A. Waller
  • 2000 - Epouse-moi de Harriet Marin
  • 2001 - Moulin Rouge de Baz Luhrmann
  • 2003 - Le Divorce de James Ivory
  • 2003 - Il fuggiasco (le Fugitif) d’Andrea Manni
  • 2004 - Le démon de Midi de Marie-Pascale Osterrieth
  • 2005 - Angel-A de Luc Besson
  • 2005 - Da Vinci code de Ron Howard
  • 2006 - La légende vraie de la tour Eiffel de Simon Brook
  • 2007 - Rush Hour III de Brett Rattner

Une co-production

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